Expression | Assis en tailleur |
Sens | Dans la position des anciens couturiers : assis à même le sol, jambes croisées et repliées sous soi. C'est la position dite "du lotus" en yoga, ou encore celle de la célèbre statue égyptienne du "Scribe accroupi". |
Origine | Dans l'Antiquité et récemment encore dans les pays d'Orient et d'Afrique, les artisans travaillaient assis sur le sol ou sur leur table de coupe, jambes croisées et repliées sous eux, position qui donne une certaine stabilité et permet le travail manuel. |
Expression | Avoir le doigt sur la couture du pantalon |
Sens | Expression décrivant une attitude, marque de respect ou de soumission ; souvent employée ironiquement pour évoquer une obéissance quasi servile aux ordres reçus. |
Origine | Expression d'origine militaire : elle évoque la position du garde-à-vous (corps très droit, bras le long du corps, main touchant la cuisse), qui marque le respect dû à un supérieur. |
Expression | Battre à plates coutures |
Sens | Vaincre totalement, remporter une victoire complète et définitive. |
Origine | Expression datant du XVe siècle : à cette époque, la plupart des tissus étaient épais et rigides, et les coutures y rajoutaient de la raideur ; pour les assouplir et les aplatir, les couturiers les frappaient avec un gros fer à repasser appelé "carreau". |
Expression | C'est coton ! |
Sens | C'est difficile et très pénible. |
Origine | Référence à une matière dont le tissage à la main, au XIXe siècle, nécessitait des gestes minutieux et une attention soutenue pour éviter l'effilochage ou la création de bourres, et était dangereux à cause des poussières en suspension dans l'air. |
Expression | Coller aux basques |
Sens | Suivre quelqu'un de très près, se cramponner à lui, ne pas le lâcher d'une semelle. |
Origine | Expression datant du XVIIIe siècle, qui évoque ces morceaux d'étoffe cousus à la partie basse des pourpoints et descendant au-dessous de la taille : c'est à cette partie du vêtement que s'accrochaient les mendiants qui sollicitaient une aumône. |
Expression | De fil en aiguille |
Sens | En passant d'une chose à une autre, d'un propos à un autre, progressivement, par le jeu naturel des associations d'idées ou de l'enchaînement des faits. |
Origine | Métaphore déjà présente en 1280 dans le Roman de la rose, elle cite deux objets dont l'un conduit toujours à l'autre dans le chas duquel il est passé, pour évoquer des propos qui se suivent dans la continuité, l'un menant à l'autre sans rupture brutale. |
Expression | Être cousu de fil blanc |
Sens | Se dit d'une histoire, d'un récit, d'un film, dont la fin est facilement prévisible, donc peu élaboré, très grossièrement conçu : on en voit trop bien les grossières ficelles. |
Origine | Pour qu'une couture soit discrète et le moins visible possible, il faut qu'elle soit faite avec un fil de la même couleur que le tissu. Sinon, on ne verra qu'elle sur un tissu de couleur. |
Expression | Être prêt à en découdre |
Sens | Être disposé à résoudre par la violence une situation conflictuelle, à se battre avec les poings, ou se quereller avec des mots. |
Origine | Dans la langue de la chasse à courre, ce verbe signifie : ouvrir le ventre par une large blessure, éventrer. C'est ce que fait souvent le cerf, du chien qui l'attaque. |
Expression | Être tiré à quatre épingles |
Sens | Être vêtu avec un soin méticuleux, être d'une élégance impeccable, avoir une tenue très (et peut-être trop) soignée, être très apprêté. |
Origine | Allusion aux petites économies, surnommées ainsi, faites par les femmes d'autrefois sur l'argent que leur donnait leur mari, et qu'elles utilisaient pour acheter de beaux vêtements. |
Expression | Filer doux |
Sens | Obéir sans résistance, se soumettre à une autorité avec humilité, sans rechigner, sans émettre d'objection, sans murmurer. |
Origine | Expression dans laquelle l'adjectif a valeur d'adverbe, et qui repose sur l'image du fil qu'il faut dérouler lentement, avec précaution, pour ne pas le rompre, pour qu'il garde sa continuité. |
Expression | Motus et bouche cousue |
Sens | Expression employée pour demander à quelqu'un de garder un silence absolu. |
Origine | L'image d'un orifice buccal mis dans l'impossibilité d'émettre aucun son renforce un premier terme qui peut s'employer seul avec le même sens : il s'agit peut-être d'une latinisation fantaisiste de "mot", ou d'une référence à l'adjectif "mutus" (muet). |
Expression | Ne pas faire dans la dentelle |
Sens | Agir sans délicatesse, sans raffinement, avec brutalité. Ne pas y aller de main morte, ne pas prendre de pincettes. |
Origine | La passementerie, le travail sur des ouvrages de fils très fins, des tissus très ajourés ornés de dessins variés, demande une grande méticulosité. Ce tissu lui-même est devenu un symbole de la délicatesse. |
Expression | Ne pas faire un pli |
Sens | Ne pas poser de problèmes ; être absolument certain, inévitable, indubitable ; se dérouler sans anicroches. |
Origine | Expression métaphorique faisant allusion aux marques visibles sur un tissu, un vêtement qui a été mal rangé, mal repassé. Lorsqu'un habit ne porte pas de ces marques, c'est qu'il est parfaitement coupé, juste à la taille qui convient. |