Nom | Jules Ferry |
Parcours | Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, il est l'auteur des lois instaurant l'instruction obligatoire et gratuite. Président du conseil, il mène une politique de colonisation, mais l'affaire du Tonkin l'oblige à démissionner. |
Anecdote | Il meurt trois semaines après avoir été nommé président du Sénat. |
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Nom | Émile Combes |
Parcours | Président du Conseil de 1902 à 1905, il mène une politique violemment anticléricale en s'attaquant aux congrégations religieuses et en préparant la loi sur la séparation des Églises et de l’État. |
Anecdote | Il doit démissionner suite à l'affaire des fiches, système mis en place par son ministre de la Guerre, pour connaitre les opinions politiques et religieuses des officiers. |
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Nom | Georges Boulanger |
Parcours | Militaire, ministre de la guerre devenu très populaire, il améliore la vie du soldat et affiche des idées bellicistes envers l'Allemagne. Rayé des cadres, il est élu député et ses partisans le poussent, sans succès, à marcher sur l’Élysée. |
Anecdote | Il se suicide sur la tombe de sa maîtresse et Clemenceau, qui l'avait soutenu au début de sa carrière politique, aura ce mot cruel : "Il est mort comme il a vécu : en sous-lieutenant." |
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Nom | Léon Gambetta |
Parcours | Député, connu pour avoir quitté Paris en ballon, il proclame la république après la défaite de Sedan. Il lutte contre la restauration de la monarchie, devient président de la Chambre des députés, puis président du Conseil. |
Anecdote | Ayant perdu son œil droit, cet homme politique se fit toujours représenter par son profil gauche. |
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Nom | Georges Clemenceau |
Parcours | Député radical, il combat la politique coloniale de Jules Ferry. Partisan de Dreyfus, il publie dans le journal l'Aurore le "j'accuse" de Zola. Devenu président du Conseil en 1906, il fait réprimer violemment les gréves et rompt avec les socialistes. |
Anecdote | Redoutable orateur, il fut surnommé "le tombeur de ministères" et "le Tigre". |
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Nom | Jules Guesde |
Parcours | Défenseur des thèses marxistes, il fonde en 1892 le parti ouvrier français. Devenu député, il tente par l'action législative de mettre en place progressivement une République sociale. Il fut le concurrent de Jaurès pour la gauche. |
Anecdote | Partisan de la Commune, les articles qu'il publie alors, le contraignent à l'exil pendant plusieurs années. |
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Nom | Pierre Waldeck-Rousseau |
Parcours | Républicain modéré, ministre de l’Intérieur, il fait voter en 1884 la loi autorisant les syndicats. Président du conseil de 1899 à 1902, il met en place la loi sur les associations et est l'origine de la grâce de Dreyfus. |
Anecdote | il est candidat sans succès à l'élection présidentielle de 1895. |
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Nom | Paul Déroulède |
Parcours | Écrivain et militant politique, il crée la "Ligue des patriotes". Il incarne la France de la "revanche" en réclamant le retour de l'Alsace et de la Lorraine. En 1899, il tente un coup d'État pour lequel il sera banni. |
Anecdote | Ce militant nationaliste s'est battu deux fois dans des duels au pistolet. Ses adversaires furent Clemenceau en 1892 et Jean Jaurès en 1904. |
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Nom | Théophile Delcassé |
Parcours | Ministre des Affaires étrangères pendant sept ans, il doit d'abord affronter la crise de Fachoda. Il resserre l'alliance franco-russe et est un des artisans de la mise en place de l'Entente cordiale avec la Grande-Bretagne. |
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Nom | Jean Jaurès |
Parcours | Ce député se fait connaître en soutenant la grève des mineurs de Carmaux. Après avoir douté, il prend la défense de Dreyfus. Il participe à la création du Parti socialiste français en 1902, puis fonde le quotidien l'Humanité. Il est assassiné en 1914. |
Anecdote | Après la guerre, son meurtrier est acquitté par le jury de la cour d’assises de la Seine. Sa veuve est condamnée aux dépens, c'est-à-dire au paiement des frais du procès. |
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Nom | Aristide Briand |
Parcours | Député socialiste, plusieurs fois ministre et quatre fois président du Conseil, Il se décrédibilise aux yeux de la gauche en combattant le droit de grève des fonctionnaires. Il est à l'origine de la loi de séparation des Églises et de l'État. |
Anecdote | En 1926, il reçoit le prix Nobel de la paix, conjointement avec Gustav Stresemann, pour son action comme ministre des Affaires étrangères en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne (accords de Locarno, 1925). |
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Nom | Joseph Caillaux |
Parcours | Plusieurs fois ministre des Finances, il est le principal artisan de l’impôt sur le revenu en 1914. Président du Conseil, il règle la crise d'Agadir, point de tension extrême entre l’Allemagne et la France en 1911. |
Anecdote | Son épouse assassina le directeur du Figaro qui menait contre lui une campagne de presse très virulente. |
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